Acronyme de eXtended HyperText Markup Language. Fusion des langages XML et HTML, XHTML semble réunir le meilleur des deux mondes dans un puissant langage de balisage multimédia. Exigeant une grammaire stricte héritée de XML (fermeture obligatoire des balises, attributs en minuscules, ...etc.) et proposant un système de modules XML novateurs en plus des caractéristiques de HTML, XHTML offre aux développeurs des possibilités et une richesse de création inédites.
Initialement prévu pour remplacer le vieillissant HTML 4, XHTML 1 devait jeter les bases d'une nouvelle famille de langages de balisage, combinant les avantages multimédia de HTML avec la rigueur et l'extensibilité caractéristiques de XML. Bien qu'intelligemment construit, XHTML 1 ne fut pas massivemment adopté par les développeurs web.
Une première explication tient du support incomplet de XHTML 1 par le navigateur dominant en terme de parts de marché, Microsoft Internet Explorer. En effet, Microsoft Internet Explorer ne prend en compte qu'un mimetype text/html en lieu et place du l'officiel application/xhtml+xml, et ne supporte pas nativement les inclusions de sources XML variées (MathML, SVG, ...etc). L'un de ses concurrents, Mozilla Firefox, est seulement capable d'offrir une version allégée de SVG (Tiny SVG) et exclut de ce fait toutes les possibilités d'animation offertes par SMIL. Opera reste à ce jour le seul navigateur offrant un support complet de XHTML 1.1. Un second reproche que l'on peut faire à XHTML 1 est de ne pas être allé plus loin dans l'évolution de HTML, notamment dans deux des piliers du Web, à savoir les formulaires (quasiment inchangés depuis HTML 2, en 1996) et la partie multimédia, pour lesquels les besoins sont croissants.
L'évolution de XHTML
Tout d'abord désigné comme l'héritier naturel de XHTML 1, XHTML 2 s'est enlisé dans une orientation document plutôt que multimédia, c'est à dire dans un domaine qui n'était pas en adéquation avec la demande utilisateur. Massivemment rejeté par les navigateurs, et malgré quelques bonnes idées, XHTML 2 restera au stade de brouillon pour être remplacé par XHTML 5.
Comme le lecteur attentif l'aura remarqué, il n'y a pas eu de la part du W3C de recommandation concernant XHTML 3 ou XHTML 4. Et pour cause, ces recommandations n'existent tout simplement pas. La désignation XHTML 5 est en fait un retour aux sources surprenant, que l'on peut expliquer par l'équation : XHTML 5 = XML + HTML 5.
Le XHTML 1 et ses satellites XML ayant difficilement percé en raison de l'attentisme de certains navigateurs, et le XHTML 2 ne rencontrant pas le succès espéré, le W3C décida de faire machine arrière en proposant la recommandation du HTML 5, pouvant être servie sous forme XML, c'est à dire du XHTML 5.
Le brouillon de travail du XHTML 5 n'est en réalité pas issu du W3C, mais d'un consortium formé dans l'ombre par les navigateurs ayant rejeté XHTML 2. C'est ainsi que Firefox, Opera et Safari créèrent le WHATWG, groupe de travail officieux du XHTML 5. Ce n'est que lors de la présentation des travaux du WHATWG que le W3C comprit que le XHTML 5, poussé par les navigateurs et répondant aux demandes des développeurs et des utilisateurs, serait le véritable successeur de XHTML 1. Le XHTML 5 embarque à la fois les acquis de HTML 4 et de XHTML 1, tout en épurant leur contenu et en étendant largement leurs possibilités, notamment par le biais des web forms 2.0 et du support de l'élément <canvas>.
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